
La 62e session du Conseil des droits de l’homme des Nations Unies (CDH 62), qui s’est tenue du 15 juin au 8 juillet 2026, s’est achevée. Tout au long de cette session, Défense des Enfants International (DEI) a œuvré pour que les droits de l’enfant demeurent au cœur des discussions internationales, en appelant les États à renforcer les mécanismes de responsabilité et à respecter leurs obligations en vertu du droit international des droits de l’homme et du droit international humanitaire.
Principaux points forts
Événement parallèle sur les droits de l’enfant en Palestine
Le 25 juin 2026, DEI a organisé un événement parallèle dans le cadre de la 62e session du Conseil des droits de l’homme des Nations Unies, intitulé : « Les droits de l’enfant en Palestine menacés : preuves et responsabilité dans le cadre d’un dialogue centré sur l’enfant avec la Commission d’enquête des Nations Unies ». La discussion a porté sur les conclusions de la Commission d’enquête internationale indépendante des Nations Unies sur le Territoire palestinien occupé, y compris Jérusalem-Est, et Israël, telles que présentées dans son dernier rapport intitulé : « L’essence même de l’enfance a été détruite » : le ciblage délibéré par Israël des enfants palestiniens dans le Territoire palestinien occupé depuis le 7 octobre 2023.
Point 2 – Dialogue interactif avec la Commission d’enquête internationale indépendante sur le Territoire palestinien occupé
DEI a souligné que les enfants palestiniens continuent d’être régulièrement arrêtés en violation des normes internationales et soumis à une détention d’une durée indéterminée. L’organisation a également averti que les enfants détenus sont confrontés à la famine délibérée, à une surpopulation carcérale extrême, à une grave négligence médicale et à des épidémies de maladies infectieuses, entraînant d’importants préjudices physiques et psychologiques. Ces pratiques ont été identifiées comme de graves violations de la Convention relative aux droits de l’enfant et de la Convention contre la torture, rendues possibles par une absence persistante de responsabilité.
Point 3 – Dialogue interactif avec le Rapporteur spécial sur les droits humains des migrants
DEI a appelé à un suivi indépendant, à une supervision efficace et à des évaluations de l’impact sur les droits de l’enfant dans les politiques de migration et d’asile. L’organisation a également exhorté les États à privilégier des systèmes d’asile et de migration durables, fondés sur les droits humains, pleinement conformes au droit international des droits de l’homme et aux droits de l’enfant, ainsi qu’à mettre pleinement en œuvre les recommandations de l’Étude mondiale des Nations Unies sur les enfants privés de liberté.
Point 3 – Dialogue interactif avec la Rapporteuse spéciale sur la traite des personnes, en particulier des femmes et des enfants
DEI a exprimé sa préoccupation face à la persistance de la traite des enfants en Sierra Leone. L’organisation a exhorté les États membres à accélérer l’adoption et la mise en œuvre d’outils d’enquête et de poursuite, à renforcer les actions de sensibilisation, à intensifier la coopération transfrontière, à consolider les enquêtes régionales et à développer les programmes communautaires de prévention.
Point 6 – Adoption du rapport de l’Examen périodique universel de la Mauritanie
DEI a salué l’engagement de l’État dans le processus d’examen ainsi que les progrès réalisés en faveur des droits des femmes et des enfants. Dans le même temps, l’organisation a exprimé ses préoccupations face à la persistance des violences fondées sur le genre, des mutilations génitales féminines, des mariages d’enfants et des mariages forcés, à l’absence d’une législation complète et aux obstacles entravant l’accès à la justice.