Genre

Depuis l’Assemblée Générale Internationale de DEI en 2012, un code de déontologie et des règles relatives à la parité hommes-femmes dans les postes de direction ont été adoptés afin de garantir la perspective de l’égalité des sexes dans notre organisation. Le nouveau cadre stratégique 2017-2021 de DEI définit le genre comme une question intersectorielle, exigeant qu’il soit intégré à toutes les politiques, projets et activités de DEI conformément aux principes inscrits dans la Convention relative aux droits de l’enfant et la Convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes (CEDAW). Les objectifs de développement durable (cible 5) appellent également à l’éradication de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes et des filles, non seulement pour garantir un droit humain fondamental, mais également pour encourager le développement et la croissance économique.

DEI plaide à tous les niveaux pour que les droits des filles et des jeunes femmes soient réalisés et respectés. Les filles subissent des formes particulières de discrimination et de violence tout au long de leur vie, qui commencent même dès la naissance et se poursuivent tout au long de l’enfance et de l’adolescence. Les conséquences sont considérables et alimentent souvent la violence à l’égard des générations futures, filles et garçons. À cette fin, les sections nationales de DEI ont élaboré des programmes et des projets intégrant une perspective de genre et notamment des programmes de lutte contre la violence sexiste et donnant aux filles les moyens de défendre leurs propres droits humains, ainsi que les droits des femmes. En outre, DEI a également mis en place une équipe sur le genre pour guider le Mouvement dans l’intégration de cet élément important dans toutes ses activités.

Outre les projets menés par les sections de DEI à l’échelle nationale, intégrant une perspective de genre, ou des programmes visant à éradiquer la violence basée sur le genre et / ou à autonomiser les filles en tant que défenseurs des droits humains, DEI plaide à l’échelle internationale pour la réalisation des droits humains de filles.

 

Notre Enjeu

En 2017, un rapport du HCDH sur la réalisation de l’égalité du droit à l’éducation pour chaque fille, auquel DEI a contribué, a été présenté devant le Conseil. DEI-SI a fait une déclaration verbale, au nom de l’Alliance pour la Défense des Droits des Filles (ADDF), rappelant la nécessité de prendre des mesures pour transformer le genre afin de garantir l’exercice du droit à l’éducation pour toutes les filles. En outre, le Conseil a adopté une résolution sur ce sujet et DEI a souligné la nécessité d’intégrer l’éducation à l’égalité des sexes et aux droits de l’Homme dans les programmes obligatoires.

Droits des filles : Girls Advocacy Alliance (GAA)

Alliance pour la défense des droits des filles (ADDF): se mobiliser à tous les niveaux pour promouvoir l’égalité des droits et de chances pour les filles et  les jeunes femmes

L’objectif principal du programme ADDF est de faire en sorte que d’ici 2020, les filles et les jeunes femmes des 10 pays d’Asie et d’Afrique ne soient plus confrontées à la violence sexiste et à l’exclusion économique.

 

L’Alliance pour la défense des droits des filles s’engage en faveur de l’égalité des droits et des chances pour les filles et les jeunes femmes et vise à mettre fin à la violence sexiste sous forme d’exploitation sexuelle commerciale des enfants, de violences et abus sexuels, de mutilations génitales féminines, du trafic d’enfants et de mariages précoces. Et éradiquer l’exclusion économique en favorisant l’accès à l’enseignement post-primaire, à l’enseignement et aux formations professionnelles techniques, au travail décent et à l’entreprenariat féminin.

 

L’un des objectifs stratégiques de l’alliance pour la défense des droits des filles est d’accroître l’influence des organisations et des réseaux de la société civile (en particulier des organisations de filles et de jeunes femmes) pour qu’ils jouent un rôle important dans son engagement et la mobilisation des communautés contre la violence sexiste et l’exclusion économique. L’Alliance pour la défense des droits des filles (ADDF) est une initiative des Organisations telles que Plan International Pays-Bas, Terre des Hommes Pays-Bas, Défense des Enfants Internationale et ECPAT Pays-Bas. Cette Alliance est dirigée par Plan International Pays-Bas et met en œuvre un programme quinquennal mené dans le cadre d’un partenariat stratégique avec le Ministère des Affaires Étrangères des Pays-Bas. Le programme Alliance pour la défense des droits des filles fonctionne dans 10 pays d’Asie et d’Afrique, à savoir le Bangladesh, l’Inde, le Népal, les Philippines, l’Éthiopie, le Ghana, le Kenya, le Libéria, la Sierra Leone et l’Ouganda.

 

Les sections nationales de DEI Libéria, Ghana et Sierra Leone mettent en œuvre ce programme au niveau national. Ils s’efforcent d’encourager le changement en influençant les politiques, en donnant aux filles et aux jeunes femmes les moyens de défendre leurs propres droits fondamentaux et en participant aux activités de plaidoyer et de reportage internationaux. En outre, DEI et ses partenaires mènent des initiatives de plaidoyer tant à l’échelle régionale qu’internationale pour faire en sorte que les droits des filles restent au premier plan des préoccupations politiques.

 

À cet effet, le Secrétariat International de DEI collabore avec les mécanismes et organes des droits de l’Homme des Nations Unies à Genève afin d’influer sur les changements de politique globale à l’échelle internationale. Le plaidoyer dans les enceintes multilatérales est donc essentiel pour soutenir et renforcer les efforts locaux des partenaires des pays de l’alliance de défense pour plaider en faveur de l’éradication de la violence sexiste et de l’exclusion économique des filles et des jeunes femmes.

 

Notre Enjeu

En 2017, DEI-Sierra Leone a plaidé en faveur de l’interdiction au mariage précoce et des mutilations génitales féminines dans 30 communautés à travers le pays. DEI-Libéria a dirigé la rédaction et l’élaboration de la politique nationale du bien-être et de protection de l’enfance. De même, au Ghana et en Sierra Leone, DEI a mené des campagnes de sensibilisation et des activités de renforcement des capacités, touchant plus de 5 000 personnes – enfants, ménages, organisations de la société civile, représentants du gouvernement et dirigeants communautaires – avec des messages de sensibilisation contre la violence sexuelle envers les filles et les jeunes femmes.

A l’échelle internationale, à l’occasion de l’Examen Périodique Universel (EPU) du Ghana, DEI-SI a assisté les pays partenaires à soumettre le rapport des parties prenantes, à participer à la pré-session de l’EPU et à faciliter les réunions avec les missions permanentes à Genève afin de propager les préoccupations et recommandations de l’Alliance de défense des droits des filles sur la situation des droits des filles dans le pays.

Pour d’amples informations sur l’apport de l’Alliance de défense des droits dans l’autonomisation des filles dans la lutte contre la violence sexiste et l’exclusion économique, bien vouloir lire notre rapport annuel 2017 ici.