Rechercher
Fermer ce champ de recherche.

DEI @CRC 70 : Examen du Brésil

Lors de sa 70ème session (14 septembre – 02 octobre), le Comité des Droits de l’enfant (CRC) a étudié le Rapport de l’État du Brésil, sous l’égide de la Convention des Nations Unies sur les Droits de l’enfant et son Protocole facultatif relatif à l’implication d’enfants dans les conflits armés (OPAC).

La section de DEI au Brésil (ANCED) avait présenté un rapport des parties prenantes au Comité du CRC dans lequel il était question de la santé, de l’éducation, de la violence et surtout de la justice des mineurs.

Dans ces recommandations au Comité, DEI-Brésil/ANCED a particulièrement insisté sur :

  • Ne pas abaisser l’âge minimum de la responsabilité pénale de 18 à 16 ans pour certains crimes. Cette question a graduellement gagné en popularité avec le récent vote de la chambre des députés brésilienne en faveur d’un amendement constitutionnel qui réduirait l’âge de la responsabilité pénale de 18 à 16 ans pour certains crimes. Pour plus d’information, voir notre précédente newsletter.
  • Aide juridique : une aide juridique n’est fournie aux adolescents ayant des démêlés avec la justice qu’après avoir été inculpés officiellement. Ainsi, l’adolescent ne peut bénéficier de la présence d’un avocat au moment de la collecte des éléments de preuve, ce qui inclut les témoignages des témoins et le témoignage de l’adolescent en question.
  • L’éducation des enfants en détention criminelle : les adolescents ne reçoivent pas l’éducation nécessaire lors de leur détention, réduisant ainsi leurs chances de réintégrer le système scolaire à leur sortie de prison.
  • Condition de détention: les enfants incarcérés dans les centres de détentions brésiliens font face à des plusieurs souffrances telles que des cellules surpeuplées et sales, un manque de séparation avec les détenus adultes, un accès aux soins négligé, des mauvais traitements et de la torture.
brasil_MACR

Les efforts combinés de DEI-Brésil et du Secrétariat International se sont avérés à la hauteur de la tâche alors que le Comité, bien que reconnaissant les nombreux efforts faits par le Brésil, a exprimé des préoccupations au sujet des problèmes indiqués ci-dessus et a par conséquent présenté ses recommandations.

En réponse au Comité la délégation de l’État du Brésil a exprimé sa volonté à améliorer son système de justice pour mineurs, et ce, notamment, par l’établissement et la mise en place de divers mécanismes et programmes, comprenant, entre autres : la création de nouvelles sections dédiées aux détenus mineurs, des séances de formations pour les professionnels travaillant avec des enfants et des adolescents et la création d’une école nationale pour le socio-éducatif ; des conférences au sein des États et des municipalités avec la participation d’enfants et d’adolescents visant à prendre des décisions ; des visites régulières par des experts anti-torture dans les centres de détentions pour assurer le contrôle et la prévention de la torture et autres mauvais traitements ; le développement de nouvelles courts spéciales pour enfants et le renforcement des mécanismes des procès et des plaintes.

En plus de cela, la délégation brésilienne a affirmé que « le Sénat n’approuvera pas l’amendement visant à réduire l’âge minimum de la responsabilité criminelle ». Bien qu’appréciant cette déclaration, DEI maintiendra ses efforts de défense des intérêts et de lobby, tous deux sur le plan national et international, pour s’assurer que le gouvernement brésilien traduira ses paroles en actes.

Cliquez ici pour regarder le webcast du rapport du Comité des droits de l’enfant sur le Brésil.

This post is also available in: EN, ES