Dans la municipalité d’Obuasi, les femmes et les jeunes filles victimes de violences n’ont plus à prendre en charge les coûts des examens médicaux. Les autorités locales ont enfin accepté de fournir des contrôles médicaux gratuits et exigent également la police à agir et à poursuivre les auteurs de violences.
Avant cette modification législative, les jeunes filles et jeunes femmes du district d’Obuasi ayant été victimes de violences, et particulièrement de violences sexuelles, dont le viol, devaient prendre en charge les coûts d’un examen médical fait par professionnels médicaux qualifiés dans le but de prouver leurs allégations rapportées à la police. Cependant, puisque la plupart des victimes venaient de communautés pauvres et défavorisées, elles ne pouvaient pas payer le prix d’un tel traitement médical, empêchant donc toute investigation efficace du crime ainsi que l’arrêt potentiel et la poursuite des contrevenants.
Dans le cadre de son mandat au sein du programme « Girl Power », qui est un projet inter-régional financé par le Ministère des Affaires Étrangères Danois, DEI-Ghana a donc réussi à faire pression sur les autorités locales pour durcir les mécanismes de protection pour les jeunes filles et les femmes victimes de violences sexuelles.
Les trois années de lobbying ont été rendues possibles par le biais de l’établissement d’un sous-comité au sein de la plateforme nationale du Réseau de Protection de l’Enfance (Child Protection Network). Des opérations de sensibilisation au sein du forum Réseau de Protection de l’Enfance et des échanges continus avec des directeurs municipaux de la santé, des directeurs de services de santé et des docteurs à travers le district d’Obuasi ont réussi à convaincre les médecins de ne plus faire payer d’honoraires pour l’émission de rapports médicaux pour les femmes et les jeunes filles victimes de violences. Les démarches de lobbying ont aussi été soutenues par l’Unité de soutien aux victimes de violence familiale de la police ghanéenne (DOVVSU), prouvant à présent être un partenaire crucial dans la mise en place effective de la modification législative.
Cherchant à aller plus loin, DEI-Ghana essaie maintenant de conduire des activités similaires dans d’autres régions pour s’assurer que les mécanismes de protection pour les femmes et les jeunes filles victimes de violences continuent de s’améliorer. Prochain arrêt, la métropole de Kumasi !