Protéger les droits humains des peuples indigènes, en particulier ceux des enfants

 
 
Touchés par le processus de mondialisation qui s’avère avoir peu de respect pour eux, les peuples indigènes sont constamment privés de leurs droits humains fondamentaux. C’est pourquoi les enfants indigènes se trouvent souvent dans des situations d’extrême vulnérabilité.
Le Groupe de travail des Nations Unies sur les entreprises et les droits de l’homme a été créé en 2011 et est chargé, entre autres, d’accorder une attention particulière aux groupes vulnérables tels que les peuples indigènes. Le 28 Octobre de cette année, ce groupe de travail a présenté son premier rapport thématique à l’Assemblée générale de l’ONU à New York, soulignant les défis relatifs aux devoirs de protection des Etats contre les atteintes aux droits de l’homme découlant de l’activité d’une entreprise, à la responsabilité des entreprises de respecter les droits de l’homme et aux obligations correspondantes afférentes à un recours efficace, notamment concernant les droits humains des peuples indigènes. L’Expert, M. Pavel Sulyandziga, a indiqué lors de la présentation du rapport que «les effets négatifs vont du droit des peuples indigènes à préserver leur choix de mode de vie traditionnel, incluant leur identité culturelle spécifique, à la discrimination en matière d’emploi et dans l’accès aux biens et services». Il a également constaté l’exclusion des peuples indigènes des accords et des processus de prises de décisions ayant des répercussions directes sur leur vie.
Par ailleurs, le Groupe International de Travail pour les Peuples Autochtones (GIPTA) a également publié le rapport «Monde Autochtone 2013», pour informer sur les questions les plus récentes ayant eu des répercussions sur les peuples indigènes dans le monde.
Les événements sportifs majeurs tels que la Coupe du Monde et les Jeux Olympiques, ont également un impact considérable sur la vie des peuples indigènes. Le besoin d’espace pour construire de nouveaux stades et les installations connexes les dépossède souvent de leurs terres ; les autorités locales sont en fait confrontées à des pressions pour accommoder logements, parkings et bureaux. Il a par exemple été signalé qu’à l’occasion des Jeux olympiques d’hiver au Canada (février 2010), forêts, terrains de chasse et de pêche indispensables aux communautés indigènes ont été détruits. Par exemple, les unités de logement à loyer modique ont été supprimées afin d’augmenter les loyers, exposant les peuples indigènes à la privation d’abri.
De nombreuses manifestations ont actuellement lieu au Brésil qui accueillera la Coupe du Monde 2014 et les Jeux Olympiques d’été 2016. La population manifeste contre le fait que seul le secteur privé du Brésil profitera de ces événements, alors que le secteur public devra en payer les rudes conséquences. Le gouvernement dégage un budget énorme pour les entreprises de construction, mais réduit les dépenses des services sociaux, de la santé et de l’éducation. Ce manque d’intérêt pour les priorités sociales affecte aussi les conditions de vie des peuples indigènes qui vivent au Brésil car ils sont de moins en moins aidés.
Défense des Enfants International (DEI) est très préoccupé par la situation des peuples indigènes dans le monde et invite gouvernements et entreprises concernés à prendre les mesures appropriées pour garantir que les droits de ces communautés soient respectés, et pour qu’elles soient impliquées dans les processus de prise de décision qui les concernent (directement ou indirectement).