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2dia MesaI uso remision

Points importants soulignés par les Groupes de Travail, Débats et Tables Rondes: Jour 2

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Une table ronde a été mise en place pour discuter de l’exclusion sociale et de la consommation de drogue en tant que facteurs entrainant l’implication des enfants avec le système de justice . Mme Tatiane Cardoso  de l’Association Nationale des Centres de Défense des Droits de l’Enfant (ANCED), a décrit la situation du Brésil (il y a actuellement plus de 20.000 enfants en prison), notant une régression de la situation légale et le besoin d’une participation effective des enfants. M. Manuel Fresco (Centre National pour le Contrôle des Addictions) a indiqué que dans les six derniers mois, il y avait eu plus de 80 enfants admis au centre local, dont une majorité n’était âgée que de 14 ou 15 ans. M. Carlos Portillo (DEI – Paraguay) a pointé du doigt le fait que la privation de liberté semble être une solution facile bien qu’insoutenable : il n’y a pas de mesures thérapeutiques impliquées, en conséquence les enfants ne se libèrent jamais de leur addiction.

Discutant des alternatives à la détention, M. Camilo Torres, juge pour mineurs, a souligné le fait que les mesures socio-éducatives constituaient en fait des sanctions et non des alternatives. Il a réalisé qu’il y avait un grand manque dans les politiques publiques et donc (comme susmentionné par M. Portillo) la privation de liberté restait la solution « facile et rapide ». De plus, et encore une fois, le statut particulier des enfants dans la tranche d’âge « adolescente » était discutable, comme l’était le rôle des médias. Reconnaissant la possibilité de recourir à une « justice réparatrice » au Paraguay, M. Torres a réaffirmé que ceci devait être vu comme un moyen « d’humaniser la société ».