Ponencia Norberto Dia1

Points importants soulignés par les Groupes de Travail, Débats et Tables Rondes: Jour 1

M. Mario TORRES, président de DEI – Paraguay, a inauguré le congrès en indiquant qu’il ne s’agissait pas toujours d’enfants en conflit avec la loi, mais que c’était plutôt la loi qui était en conflit avec les enfants : des politiques et méthodes sont nécessaires pour protéger les enfants et leur développement sain. Il a continué en notant la vulnérabilité des enfants qui sont exposés et sujets à la délinquance, qui constitue souvent leur unique moyen de survie. Une réponse sociale et éducative est nécessaire, dans laquelle une « restitution » des droits de l’homme intervient.

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M. Benoit Van Keirsbilck, président de DEI, a reconnu que la violence institutionnelle était malheureusement très courante, particulièrement dans le milieu carcéral. Rappelant le fort besoin de considérer la ratification de la Convention contre la Torture, et son Protocole facultatif, il a également mis en avant le travail effectué par le bureau de la Représentante spéciale du Secrétaire général chargée de la violence à l’encontre des enfants, notamment le plan d’action adopté lors de la rencontre de suivi de l’étude des Nations Unies sur la violence contre les enfants en Amérique du Sud.

En discutant des stratégies et recommandations pour la prévention de l’incrimination et de la répression des enfants : Mme Margarida Pressburger du Sous-comité des Nations Unies pour la Prévention de la Torture et autres peines ou traitement cruels, inhumains ou dégradants (« SPT ») –  récompensée pendant le congrès pour son travail dans le domaine des Droits de l’Homme – a indiqué le besoin de promouvoir les droits des enfants sans discrimination et ainsi favoriser la participation de ces derniers. Elle a également mis l’accent sur la garantie de soins spécialisés pour les enfants souffrant d’une addiction à la drogue ou de troubles mentaux ; et le besoin de mise en place d’un système de soins socio-éducatifs. Mme Cristina Goni de l’Observatoire International de Justice Juvénile (OIJJ) a mis en avant des recommandations pour les autorités publiques: moderniser le système judiciaire; adopter des politiques diversifiées et systématiques ; mettre en œuvre des programmes de prévention effectifs. Mme Sara Oviedo, récemment élue membre du Comité des Droits de l’Enfant (CDE), a souligné qu’il y avait plus de 100 millions d’enfants dans la région, 15 millions d’entre eux vivant dans la pauvreté; de plus elle a noté que les adolescents restaient souvent invisibles et que la situation politique de la région représentait le problème sous-jacent.

En discutant du sujet de la protection des enfants contre toute forme de violence dans le système de justice pour mineurs, M. Jorge Cardona, membre du Comité des Droits de l’Enfant (CDE), a mis en avant, entre autres, le besoin de mesures légales, de politiques publiques, d’indicateurs. Mme Cecilia Anicama, du bureau de la Représentante spéciale du Secrétaire général chargée de la question de la violence à l’encontre des enfants, a souligné le besoin de combattre l’impunité et d’impliquer des outils de communication (notant que les enfants en conflit avec la loi sont trop souvent stigmatisés). Elle a ajouté que les droits des enfants ne sont pas simplement rattachés à la légalité et la moralité, mais aussi à la gouvernance.