Les États Parties prennent toutes les mesures possibles pour veiller à ce que les membres de leurs forces armées qui n’ont pas atteint l’âge de 18 ans ne participent pas directement aux hostilités. Les États Parties veillent à ce que les personnes n’ayant pas atteint l’âge de 18 ans ne fassent pas l’objet d’un enrôlement obligatoire dans leurs forces armées. Les États Parties relèvent l’âge minimum de l’engagement volontaire dans leurs forces armées nationales […] (art. 1, 2, 3, Protocole facultatif à la Convention relative aux droits de l’enfant, concernant l’implication d’enfants dans les conflits armés)

Les conflits armés touchent encore un grand nombre d’enfants et menacent gravement leur survie, leur développement et leurs chances dans la vie.

Dans certains pays, les enfants, quels que soient leur âge et leur sexe, sont recrutés (soit volontairement, soit par enlèvement) par des forces gouvernementales, des paramilitaires ou des rebelles. Cela est souvent dû à la pauvreté, à la discrimination ou à leur volonté de venger les souffrances infligées à eux-mêmes ou à leurs familles. Les enfants sont utilisés comme combattants, cuisiniers, messagers, esclaves sexuels ou peuvent accomplir d’autres tâches.

Les questions liées au recrutement de ces enfants sont définies dans divers instruments internationaux tels que le Protocole facultatif à la Convention relative aux droits de l’enfant, concernant l’implication d’enfants dans les conflits armés, entré en vigueur en 2002 et fixant l’âge minimal à 18 ans pour le recrutement dans des groupes armés ou par des gouvernements, et 16 ans pour la participation volontaire. De plus, le recrutement d’enfants de moins de 15 ans dans les forces armées ou dans des groupes armés est considéré comme un crime de guerre par la Cour pénale internationale.

DEI défend depuis longtemps la protection et les droits des enfants dans les conflits armés ou affectés par les conflits en général (conflits internes, conflits politiques, etc.). Au cours des 20 dernières années, DEI a activement encouragé la protection et les droits des enfants dans les conflits armés aux niveaux national, régional et international. Parmi les principaux outils de DEI pour ce faire, citons le rapport Graça Machel de 1996, l’étude sur la violence à l’égard des enfants de 2006, les travaux de différents représentants spéciaux du Secrétaire général pour les enfants et les conflits armés et les objectifs de développement durable plus récents. adopté en 2015. Les activités de DEI ont été les plus visibles, par exemple en Palestine, en Colombie, en République centrafricaine, au Yémen et dans les travaux liés au groupe de travail Child Rights Connect sur les enfants et les conflits armés. DEI est un membre fondateur de ce groupe de travail et a été élu co-responsable en 2017.

Les enfants en situation de conflit devraient bénéficier de la protection et du respect de leurs droits fondamentaux, conformément à la Convention des Nations Unies relative aux droits de l’enfant et à ses Protocoles facultatifs (en particulier le Protocole facultatif relatif aux enfants dans les conflits armés) et aux autres normes internationales pertinentes. et être en mesure de développer leur potentiel en tant que membres à part entière responsables de la société tout en cherchant à être des acteurs du changement et de la paix pendant et après les conflits.

DEI a travaillé en étroite collaboration avec Mme Leila Zerrougui, ancienne Représentante spéciale du Secrétaire général des Nations Unies pour les enfants et les conflits armés, dans le cadre de l’Étude mondiale sur les enfants privés de liberté et de son chapitre consacré aux enfants privés de liberté en situation de conflit armé. À la suite de la nomination de Mme Virginia Gamba au printemps 2017, DEI-SI a poursuivi cette collaboration.

Sections DEI travaillant sur les enfants et les conflits armés et dans des situations d’après conflit, telles que DEI-Colombie, DEI-République centrafricaine, DEI-Yémen, DEI-Somalie, DEI-Libéria et DEI-Sierra Leone.

Notre impact en 2017

DEI-SI a présenté une déclaration au nom de DEI-Yémen lors du débat général sur le point 10 de la 36ème session du CDH. Il a également cosigné une lettre ouverte, en collaboration avec des ONG partenaires, en faveur de la création d’un organe d’enquête chargé d’examiner les violations des droits de l’homme au Yémen. Après plusieurs années de plaidoyer persistant, ces efforts ont donné des résultats positifs lors de la 36ème session du Conseil des droits de l’homme (CDH) en septembre 2017. Le CDH a adopté une résolution demandant au Haut-Commissaire de créer un groupe d’experts internationaux et régionaux éminents dotés de connaissances sur le droit des droits de l’homme dans le contexte du Yémen. Il a pour mandat de surveiller et de rendre compte de la situation des droits de l’homme et de procéder à un examen approfondi de toutes les violations présumées et violations des droits de l’homme internationaux et des autres domaines du droit international appropriés et applicables commis par toutes les parties au conflit depuis septembre 2014. Le Groupe d’experts éminents a présenté son premier rapport au Conseil en septembre 2018 et son mandat, soutenu par DEI et la communauté des ONG, a été renouvelé.