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Les droits de l’enfant menacés par le gouvernement de Milei en Argentine

Les droits de l’enfant menacés par le gouvernement de Milei en Argentine

 

Mars 2024

 

Face aux mesures déployées par le gouvernement Milei, qui aggravent la situation de crise en matière de droits de l’homme et, en particulier, de droits de l’enfant, une réflexion politique collective s’impose.

La faim de milliers d’enfants et d’adolescents dans notre pays, l’augmentation de la pauvreté et de la misère sont des problèmes inévitables qui doivent être traités de toute urgence. À cet égard, nous devons proposer des cadres d’analyse et d’action complets et tournés vers l’avenir.

 

Le contexte

 

La seconde moitié du XXe siècle a connu une longue période de consolidation des droits de l’homme, civils, sociaux et environnementaux; des conquêtes historiques qui ont été le résultat de la lutte de secteurs populaires, non seulement en Argentine mais aussi dans le monde entier.

 

La Constitution nationale et les traités internationaux, en particulier la Convention des Nations unies relative aux droits de l’enfant, ainsi que les réglementations nationales et provinciales élaborées conformément à cette perspective humaniste en sont le reflet.

 

Ces mécanismes ne sont pas mineurs, car ils visent à garantir un socle de droits fondé sur la prémisse principale du préambule de la Déclaration universelle des droits de l’homme : « la reconnaissance de la dignité inhérente à tous les membres de la famille humaine et de leurs droits égaux et inaliénables constitue le fondement de la liberté, de la justice et de la paix dans le monde ». Le paragraphe suivant avertit que « la méconnaissance et le mépris des droits de l’homme ont conduit à des actes de barbarie qui révoltent la conscience de l’humanité ».

 

La loi n° 26.061 sur la protection globale des droits de l’enfant est l’axe d’articulation du système de promotion et de protection des droits, aux côtés d’autres réglementations portant sur des questions spécifiques telles que la santé, l’éducation et le travail. Un système est donc établi qui implique une diversité d’acteurs, pas seulement de la sphère étatique, pour traiter les droits de l’enfant de manière universelle tout en dépassant les approches axées sur le bien-être. Cette démarche est entreprise dans une perspective globale et dans le cadre de la coresponsabilité, reflétant l’engagement transversal en faveur du bien-être et du progrès des sociétés.

 

La mise en place et la consolidation de systèmes de promotion et de protection des droits de l’homme aux niveaux national, provincial et local ont progressé, même si ce n’est pas toujours de manière linéaire, depuis que les premières lois ont été promulguées conformément à cette nouvelle approche fondée sur les droits. Cependant, les actions et les orientations du gouvernement national actuel remettent en question l’existence même du système de promotion et de protection des droits.

 

Les politiques de ce gouvernement montrent une tendance prononcée à la suppression du système de promotion et de protection des droits de l’enfant en Argentine. Cela représente une attaque contre la perspective des droits et du progrès, et aura des implications fondamentales à long terme qu’il faudra de nombreuses années pour inverser.

 

L’accent mis sur la promotion et la protection des droits se heurte à la mise en œuvre de politiques néolibérales qui donnent la priorité au marché sans tenir compte de la justice sociale. Ces politiques se sont intensifiées depuis l’arrivée au pouvoir de Milei et de son gouvernement. Cette approche est constamment remise en question par le cadre discursif du gouvernement, qui promeut le renforcement des mesures néolibérales et rejette le bon sens pour construire un consensus autour d’elles.

 

Le discours et les actions du gouvernement national actuel se concentrent sur l’attaque de l’État social tout en renforçant l’État policier, afin de garantir un transfert flagrant de ressources des secteurs les plus pauvres de la population vers les plus riches au nom de la liberté du marché. L’assaut libertaire s’étend cependant au-delà de l’État pour éroder toutes les formes de solidarité et de vie commune que nous avons construites en tant que société.

 

En défense de la dignité inhérente et de l’égalité de toutes les personnes dès leur entrée dans ce monde.

Il est fondamental de comprendre les droits de l’homme pour pouvoir les exercer, les respecter et les défendre.

 

Foro por la Niñez                                                     Defense des enfants International

Argentine                                                                        DEI-Argentine

 

Lire le document complet avec son annexe (en espagnol)

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