Événement Parallèle sur l’Étude Mondiale: “Compter les enfants pour qu’ils comptent”

Ce que nous défendons

L’Étude Mondiale des Nations Unies sur les enfants privés de liberté est presque prête! L’Étude Mondiale, initialement proposée par Défense des Enfants International (DEI) fin 2013, vise à faire la lumière sur l’ampleur du phénomène des enfants privés de liberté par la collecte de données et de recommandations formelles.

@DCI-IS, June 2019

Défense des Enfants International estime que l’Étude Mondiale sur les enfants privés de liberté a un potentiel considérable pour susciter des changements positifs sur la législation et la pratique afin de mieux protéger les enfants.

L’Étude Mondiale sera présentée à l’Assemblée générale des Nations Unies à New York le 8 octobre 2019. Défense des Enfants International, en tant que co-responsables avec Human Rights Watch du Panel d’ONG composé de 170 membres, continuera à coordonner les efforts conjoints de plaidoyer et de lobbying afin d’assurer le suivi des recommandations importantes de l’Étude mondiale

"Compter les enfants pour qu’ils comptent: combler le manque de données"

Le 25 juin, au cours de la 41ème session du Conseil des Droits de l’Homme des Nations Unies, Défense des Enfants International a organisé un événement parallèle avec les Missions permanentes de l’Autriche, de la Belgique et de la Thaïlande intitulé Compter les enfants pour qu’ils comptent : combler le manque de données.

Cet événement parallèle a été l’occasion d’explorer les principaux défis en matière de collecte de données, allant des lacunes en matière de politique aux lacunes dans les bases de données des administrations et des gouvernements.

Dans ce contexte, le Professeur Manfred Nowak, en tant qu’Expert Indépendant nommé par l’ONU pour diriger l’Étude mondiale, a indiqué que le questionnaire avait été envoyé à tous les États membres de l’ONU.

Les enfants privés de liberté ne sont pas comptabilisés. Ils sont invisibles, car de nombreux États ne les comptent pas ou le font mal, déclare Prof. Ann Skelton, membre du Comité des Droits de l’Enfant

Lorsque le contact a été établi avec les administrations et les gouvernements, “tous étaient conscients de l’importance de la collecte de données et souhaitaient également créer ou renforcer leur système de collecte de données”, a déclaré Karen Van Laethem, Présidente de la Commission nationale belge des droits de l’enfant. L’événement a également porté sur des sujets généraux tels que le cadre juridique, les conclusions et recommandations et le suivi de l’Étude mondiale. Pour regarder l’événement parallèle, cliquez ici.

 

“Dans l’idéal, le système des Nations Unies devrait créer un nouvel indicateur sur les enfants privés de liberté en tant que forme de violence à l’encontre des enfants et l’intégrer dans les Objectifs de Développement Durable, investir dans des outils de collecte de données, des programmes de formation ainsi que traduire l’Étude mondiale dans les langues officielles de l’ONU. S’il n’y a pas de suivi, le travail sera perdu” – Prof. Manfred Nowak, Expert indépendant pour l’étude mondiale.

 

En parallèle, Défense des Enfants International a fait un déclaration devant le Conseil des Droits de l’Homme lors du dialogue interactif avec le Rapporteur spécial sur la traite des êtres humains, en particulier des femmes et des enfants, soulignant la situation des enfants privés de liberté, ainsi que la nécessité du suivi de l’Étude mondiale.

Nous sommes maintenant 170 ONG réunies au sein du Panel d’ONG dans l’attente de la réalisation de l’Étude mondiale et en collaboration avec les États membres de l’ONU pour réduire le nombre d’enfants derrière les barreaux!