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Défense des Enfants International appelle à un cessez-le-feu immédiat au Yémen

DEI appelle conjointement avec le Centre yéménite pour les Droits humains à un cessez-le feu au Yémen à travers son communiqué du lundi 20 avril. Le Yémen subit des frappes aériennes continues depuis le 26 mars. Malgré les justifications de ces attaques aériennes, ces dernières ciblent indistinctement des civils, en particuliers les femmes, les enfants et les personnes âgées, et ont d’ores et déjà causé de nombreuses pertes humaines.

En début de semaine, lundi 20 avril, une explosion de forte magnitude a frappé le Mont Attan et a engendré la destruction d’une grande partie de la ville de Sana’a. Des centaines de civils ont été tué, d’autres blessés et de nombreux bâtiments publics et privés ont été détruits. En outre, un autre raid aérien, a visé les populations civiles, les magasins, les stations-service et des bâtiments officiels de Sadda. Beaucoup de cibles visées, notamment des écoles, n’ont rien é voir avec le conflit armé. Ainsi, ce lundi, Oxfam a rapporté qu’en dépit de leur rapport à la coalition spécifiant que l’entrepôt de stockage d’aide à la population yéménite ne contenait que de l’aide humanitaire, ce dernier a été également bombardé. La conséquence directe de cette campagne militaire intensive est que la population yéménite n’a plus d’accès aux médicaments, à la nourriture ou à l’essence. La destruction de plusieurs centrales électriques a engendré des coupures de courant pendant plus de 7 jours à travers les 22 gouvernorats du pays, privant de nombreux hôpitaux de moyens d’action alors même que ces derniers sont sollicités par des centaines de victimes.

L’Organisation Mondiale de la Santé estime que depuis le 19 mars, 767 personnes ont été tuées et 2906 blessées. Parmi les victimes, l’UNICEF rapporte que 74 enfants ont été tués et 44 blessés (le décompte date du 6 avril). Les enfants sont particulièrement vulnérables dans ce conflit et les différentes factions ont augmenté l’enrôlement d’enfants, les forçant à rejoindre le conflit sous peine de mutilations ou d’expulsions de leur domicile. De plus, 15’000 personnes ont déjà été déplacées depuis le début du conflit. Il s’agit donc clairement d’une crise humanitaire de grande ampleur qui doit prendre fin immédiatement afin d’éviter de nouvelles victimes parmi les civils et plus particulièrement les enfants. Indépendamment de la légitimation de la campagne en cours, DEI appelle toutes les parties prenantes au conflit à cesser immédiatement les combats et à trouver une issue pacifique qui préserve la dignité humaine.

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