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DEI Sierra Leone, Liberia & Guinée plaident à résoudre les problèmes des enfants migrants & victimes de traite la région du fleuve Mano

Freetown – 8 décembre 2017. Les sections nationales de Défense des Enfants International (DEI) de la Sierra Leone, du Liberia et de la Guinée et leurs partenaires ont terminé leur 4ème Convention et ont adopté une résolution conjointe visant à accélérer les efforts liés aux problématiques des enfants dans la migration et de la traite des enfants dans la région de l’Union du fleuve Mano (UFM).

La convention a rassemblé trente (30) participants : des membres des sections nationales de DEI de Sierra Leone, de Guinée et du Liberia, des OSC qui travaillent dans la région des Grands Lacs (Afrique de l’Est), des représentants des secteurs de la sécurité, dont l’unité de soutien familial des forces de police de Sierra Leone et l’Office national de sécurité en Sierra Leone, des dirigeants de groupes de travail nationaux sur la traite des enfants, des membres d’organisations communautaires, et des réseaux d’enfants de Sierra Leone, de Guinée, de Côte d’Ivoire et du Liberia.

Dans le cadre de leur programme conjoint pour mettre un terme à la traite des enfants interne et transfrontalière dans l’Union du fleuve Mano (UFM)[1], les sections nationales de Défense des Enfants International de Sierra Leone, de Guinée et du Liberia, en collaboration avec SABOU-Guinée, ont terminé leur 4ème Convention des OSC luttant pour les droits de l’enfant, réunissant également des représentants de gouvernements et d’autres parties prenantes importantes en provenance de la région de l’UFM et de la région des Grands Lacs (République démocratique du Congo et Ouganda) dans le but d’accélérer les efforts liés aux thématiques des enfants dans la migration et de la traite des enfants. Cette convention avait plus particulièrement pour objectif de développer des stratégies de durabilité, d’améliorer les mesures de responsabilité des États dans le cadre du respect des lois nationales et internationales, et de développer les efforts visant à trouver et à traduire en justice les coupables de traite d’enfants, et à protéger et à réintégrer les victimes, en accord avec les normes et les procédures de la CEDEAO en ce qui concerne la protection et la réinsertion des enfants dans la migration et des jeunes migrants.

Les participants sont parvenus à identifier des mesures et des approches pratiques communes que les OSC pourraient utiliser pour impliquer les États de l’UFM et les organes de la sous-région dans les thématiques des enfants dans la migration et de la traite des enfants. Ils ont également accru leurs connaissances des normes et des mesures de responsabilité, ce qui permettra de soutenir leurs futures initiatives de plaidoyer.

En se basant sur les initiatives en cours visant à mettre un terme à la traite d’enfants interne et transfrontalière dans la sous-région, Abdul Manaff Kemokai, Directeur exécutif de DEI-Sierra Leone a affirmé que les trois sections de DEI et SABOU-Guinée avaient terminé l’élaboration de Procédures normalisées de fonctionnement (PNF). Ce document expose en détail le cadre légal et les méthodes pratiques de la coopération entre les officiers de sécurité de première ligne, les dirigeants communautaires et les acteurs de la société civile des États limitrophes de l’UFM afin de mettre un terme à la traite d’enfants transfrontalière, en particulier à la frontière de Jandema et de Bo Waterside, entre la Sierra Leone et le Liberia, et à la frontière de Pamelap et de Gbalamuya, entre la Guinée et la Sierra Leone. Il a également ajouté que les trois sections nationales de DEI et SABOU-Guinée avaient fourni des services sociojuridiques directs, qui incluaient une assistance légale, un soutien psychologique, ainsi que la recherche de la famille et la réunification avec cette dernière, à 24 victimes de traite d’enfants interne et transfrontalière dans la région de l’UFM entre 2016 et 2017.

Abdul Manaff Kemokai et Alpha M. Diallo, Directeurs exécutifs des sections nationales DEI Sierra Leone et DEI Guinée/SABOU ont affirmé respectivement que « Le séminaire avait amélioré la compréhension des participants des rôles et obligations de chaque acteur, ce qui a par conséquent permis d’augmenter les opportunités de partenariats significatifs et de collaboration et responsabilité effectives, en particulier dans la région dans laquelle les données furent collectées, et de l’importance de cette collecte pour pousser les États à prendre des mesures plus robustes pour faire face au problème. »

En décrivant l’importance de la convention, Bwite Lydia, de PLA Uganda, a affirmé qu’elle utiliserait le savoir et les expériences acquis afin de non seulement « prendre des mesures pratiques pour mobiliser les acteurs communautaires afin de mettre un terme aux problèmes de la traite des enfants et des enfants dans la migration en Ouganda », mais également afin de « collaborer avec les OSC pour améliorer la coordination et les mesures de responsabilité pour l’État d’Ouganda afin de se dresser contre les problèmes liés aux droits des enfants ».

La convention s’est terminée avec l’adoption d’une déclaration commune qui appelle toutes les parties prenantes (l’Union du fleuve Mano, les gouvernements des États membres de l’UFM, les ONG, les OSC et les OC, y compris les organisations de jeunes, les dirigeants communautaires, les parents et dirigeants religieux, les médias et les partenaires financiers) à accélérer leurs efforts dans la lutte contre les problématiques des enfants dans la migration et de traite des enfants.

Pour en savoir plus à propos de ce programme, veuillez vous adresser à  info@dcisierraleone.org

 

[1] L’Union du fleuve Mano est composée du Liberia, de la Sierra Leone, de la Guinée et de la Côte d’Ivoire.

 

 

 

 

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