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Webinar series

Children’s Rights in Palestine, Touching base on Palestinian Child’s Day

Defence for Children International (DCI) launched a series of webinars on 5th April 2024, International Day of Solidarity with the Palestinian Child, to raise awareness about the rights of Palestinian children.

The subsequent webinars are scheduled for 8th May, 17th May, 31st May and one more on 2nd July with a hybrid meeting near Geneva on 2nd May, coinciding with the Annual Rafto Prize meeting of laureates. DCI-Palestine is the 2023 Rafto Prize Laureate.

The webinars bring together a range of high-level expert Palestinian and international speakers to discuss how best to support Palestinian children, meet their immediate needs, start healing the harms caused, provide pathways to a sense of justice and accountability, and ensure their rights are respected and implemented.

2nd July 2024, 14:00 – 16:00 CEST

Panellists:

 

Moderator: Bethany Ellis, Watchlist on Children and Armed Conflict

 

  • Giovanni Di Girolamo, Head of the Middle East and North Africa Unit, Commission’s Directorate-General for European Humanitarian and Civil Protection Operations (ECHO)
  • Rana Nashashibi, Director of the Palestinian Counselling Centre
  • Francesca Albanese, United Nations Special Rapporteur on the situation of human rights in the Palestinian territories occupied since 1967
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Action points:

  1. Immediate Ceasefire: Call for an immediate ceasefire to halt the violence and protect civilians.
  2. Humanitarian Access: Ensure safe and unrestricted humanitarian access to and within Gaza to reach affected populations, including opening all access crossings.
  3. Safe Movement: Guarantee the safe movement of humanitarian workers and supplies to support aid delivery.
  4. Protect Civilian Infrastructure: Respect and protect civilian infrastructure, such as shelters, schools, health facilities, and utilities, to prevent loss of life, disease outbreaks, and ensure care for the sick and wounded.
  5. Respect International Law: Urge all parties to the conflict to respect international humanitarian law to safeguard civilian lives and property.
  6. Medical Access: Allow urgent medical cases to safely access critical health services or be evacuated, ensuring that children evacuated for medical reasons are accompanied by family members.
  7. Family-Based Care: Promote family-based care options for children deprived of parental care, avoiding excessive institutionalisation.
  8. Support for HRDs: Provide protection and support for Palestinian human rights defenders and NGOs documenting the situation, recognising their essential role despite crackdowns.
  9. Accountability and Justice: Press for accountability by urging the ICC to issue arrest warrants and for countries with universal jurisdiction to ensure justice is served for violations committed during the conflict.
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Déclaration de Buenos Aires: “La moitié des pauvres sont des enfants, la moitié des enfants sont pauvres”

28e anniversaire de la Convention des droits de l’enfant

20 Novembre 2017

La Convention internationale des droits de l’enfant (CIDE) est le traité international relatif aux droits de l’homme le plus ratifié au monde et il est devenu l’instrument le plus important pour garantir, protéger, promouvoir et défendre les droits sociaux, économiques, culturels, civils et politiques des enfants et adolescents. Elle est appliquée en conjoint avec d’autres instruments multinationaux conformant le cadre international de protection de l’enfance.

Ce traité, bien qu’adressé aux États, est clé pour tous les acteurs qui travaillent, sous différents mandats et dans divers domaines et niveaux d’intervention, avec les enfants autour du monde.

Actuellement, la CIDE est renforcée par des documents d’interprétation de ses articles, développés dans les Observations Générales du Comité des droits de l’enfant, ainsi que par des recommandations issues de ce comité, adressées aux États, et basées sur des rapports concernant leur respect de la CIDE. Les recommandations sont analysés conformément aux points de vue de la société civile, les agences du système, les bureaux de l’Ombudsman et, plus récemment, des enfants et adolescents.

Le 28e anniversaire de la Convention internationale des droits de l’enfant est une excellente opportunité pour se rappeler, réfléchir et renouveler les engagements pris, ainsi que réexaminer les défis auxquels on doit faire face.

DEI Amérique latine et les Caraïbes se joindre à cette célébration et profite de l’occasion pour mettre en évidence ce qui suit :

  • La région de l’Amérique latine a joué un rôle très important dans l’adoption de la CIDE au cours des années 1988 – 1989, à travers d’actions d’incidence politique et des mobilisations avec plus de 200 organisations latino-américaines, ayant réussi à l’inclusion de l’article 6 concernant la Survie et le développement, et la révision de la rédaction de l’article 8 relatif à la Préservation de l’identité.
  • Quelques pays d’Amérique latine et des Caraïbes ont été parmi les 20 premiers États membre qui ont ratifié la Convention internationale des droits de l’enfant, ce qui a fait possible son entrée en vigueur en 1989.
  • Dans les premières années de sa mise en place, la région a vécu une période de renforcement des mécanismes de participation de la société civile ainsi que le développement de processus de récupération démocratique.
  • Au cours des années 90, le processus d’adaptation des principes de la CIDE aux différents systèmes légaux de la région a généré des initiatives d’harmonisation des législations nationales, ce qui a permis l’adoption, la réforme et la création, dans plusieurs pays latino-américains, de codes de l’enfance et de l’adolescence, de lois concernant la justice des mineurs, parmi d’autres. Malgré ces changements, les efforts pour aboutir à la mise en place d’un cadre juridique et politique de garantie, respect et protection des droits des enfants ont été affaiblis et limités par autre processus qui était en train d’être adopté par les États de la région. En effet, le Consensus de Washington promouvait l’instauration du modèle néolibéral dont l’expansion a généré des inégalités sociales, plus de pauvreté et une réduction de la qualité de vie d’un nombre important de la population, en même temps que l’enrichissement d’une minorité.
  • Dans les années suivantes, des mécanismes de coordination tels que les systèmes de protection intégrale ont été créé, ainsi que des programmes et des politiques orientés à l’enfance, bien que de façon irrégulière. Néanmoins, ils n’ont eu ni la capacité ni assez de ressources pour combattre la croissante complexité et la multiplication des formes de violence contre les enfants et les adolescents, le crime organisé, l’exclusion sociale, la migration massive et la pauvreté. Ces phénomènes sont le résultat de causes structurelles, telles que les modèles socio économiques dominants et la faible réaction des politiques publiques et des systèmes de protection sociale, parmi d’autres.
  • A l’heure actuelle, en plein XXIe siècle, nous sommes témoins de graves violations de droits humains qui continuent à être commises contre les enfants et les adolescents, lesquels constituent environ la moitié de la population de la région. En même temps, des événements significatifs ont mis en évidence la fragilité des démocraties ainsi que la vulnérabilité des populations, tant par des actions humaines que par les désastres naturels.
  • Les statistiques indiquent qu’en Amérique latine les secteurs plus pauvres ont en moyenne 4 ans de scolarité, contrairement aux 10 ans et fréquemment 20 ans de scolarité dans les secteurs à hauts revenus.
  • “Entre 2008 et 2015 l’inégalité dans la distribution des revenus s’est réduit en Amérique latine par suite de la priorité donnée par les pays aux objectifs de développement social. Néanmoins, son rythme de descente s’est ralentit entre 2012 et 2015, et les niveaux actuels sont encore très élevés et constituent un obstacle pour atteindre le développement durable, a averti la Commission économique pour l’Amérique latine et les Caraïbes (CEPAL par les sigles en espagnol) …. ”. Cette situation met en risque l’accomplissement des objectifs de l’Agenda 2030, et par conséquent il faut faire des efforts majeurs et attaquer directement les problèmes structurels.
  • En Amérique latine et les Caraïbes habitent 195 millions d’enfants et adolescentes, parmi lesquels 69 millions vivent dans la pauvreté. 5% du PIB est assigné à l’investissement public en faveur des enfants. 2 sur 5 enfants n’ont pas au moins un de leurs droits garantis. En plus, l’on constante des importantes inégalités entre les zones urbaines et rurales ainsi qu’entre les secteurs urbains et urbain-marginaux.
  • La région affronte des défis importants tels que la lutte contre la violence sexuelle, l’exploitation et le travail des enfants, la traite d’enfants, le trafic illicite de migrants, parmi d’autres. En même temps, on a vu la montée de politiques dures face aux mobilisations sociales, l’endurcissement des peines et des mesures pénales répressives pour essayer de régler les conflits sociaux.
  • Bien qu’il y ait eu des progrès dans le dialogue entre les États et la société civile organisée, cette dernière n’est pas encore vue comme un acteur participant en égalité de conditions à la prise de décisions mais comme un agent de consulte.
  • On est témoin d’une croissante visibilité de la participation et organisation des enfants et adolescents au sein de leurs familles, communautés, écoles et institutions. Néanmoins, dans les États et la société en général, prévalent encore des perceptions et attitudes contraires aux articles de la CIDE concernant la participation des enfants, notamment l’article 12 sur le droit de l’enfant d’être entendu.
  • DEI Amérique latine et les Caraïbes réaffirme son engagement de redoubler des efforts pour l’articulation des différents acteurs locaux, sociaux, économiques et politiques, de la région afin de contribuer à renverser les conditions conjoncturelles et structurelles que systématiquement portent atteinte aux droits de l’homme. Dans cette direction, nous avons planifié notre travail pour les années prochaines sur la base de quatre axes stratégiques adoptés au cours de la dernière Assemblée générale internationale de DEI :
  1. Prévention et élimination de toutes les formes de violence à l’égard des enfants.
  2. Les enfants et adolescents dans le contexte des migrations.
  3. Les enfants victimes en période de post-conflit.
  4. La conflictualité sociale et la justice pénale des adolescents.

Ces axes sont traversés par la perspective de genre et de diversité, les principes de la CIDE (non-discrimination, survie et développement, le droit d’être entendu et l’intérêt supérieur de l’enfant), ainsi que par l’approche d’exigibilité et protection sociale.

De même, nous nous alignons avec d’autres efforts globales, régionales, nationales et locales qui sont en train de se développer, en appuyant ceux que coïncident avec nos objectifs et priorités stratégiques.

Nous vous invitons à continuer d’utiliser la Convention des droits de l’enfant comme un instrument fondamentale et indispensable pour lutter en faveur des droits des enfants et adolescentes.

Dans ce contexte, nous voulons déjà contribuer avec la première Table de Référence relative à la Convention des droits de l’enfant [en espagnol] (cliquer ici), faisant partie des ressources que DEI apportera au travail de tous les intéressés dans la région et au niveau global.

 

 

Cliquez ici pour accéder aux vidéos développés par notre Bureau Régional DEI -Amérique

 

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